My dear love...

My dear love...
Pour une fois, ce n'est pas un ship sur Bones Ou NCIS...C'est une petite création made in moi d'il y a quelques mois pour un devoir de français...En espérant qu'elle vous plaira : Bonne lecture !


My dear love...


« 14 avril 1944,


Chère Lina,

Je te regarde dormir, si innocente dans ce monde cruel, ton visage d'ange si paisible. J'emporterais cette image avec moi. Je n'ai pas dormit cette nuit, préférant retenir chaque détails t'appartenant, et te serrer dans mes bras à en mourir, sachant que c'est la dernière fois que je le ferais.

Je m'étais toujours imaginé ma vie avec toi remplie de bonheur, avec ces trois enfants que nous aurions eu, Evan, Jeremy et bien sûr Elena, prénom que tu voulais absolument pour ta fille. Je m'étais toujours imaginé une petite maison tranquille à l'écart de tout, où nous vivrions tout le reste de notre vie paisible et heureuse. A croire que le destin possède un sens de l'humour très ironique.

Tu m'as un jour demandé pourquoi les étoiles étaient si belles. Je t'ai répondu que c'était les plus belles créatures de l'univers qui allaient prendre leur place là-haut à leur mort, et cette réponse t'a plu. J'ai omis de dire cependant, et je m'en suis tellement voulu après, que la plus belle créature de l'univers, je l'avais à mes côtés à ce moment.

Le jour va bientôt se lever, annonçant mon départ. Je partirai à reculons, afin de garder les traits de ton visage gravés dans ma mémoire. Je ne sais pas quand tu te réveilleras, quand tu trouveras cette lettre à tes côtés, ces mots que j'ai tant de mal à écrire, ces mots qui te feront sans doute pleurer. Peut-être m'auront-ils déjà fusillé, peut-être serais-je toujours vivant, attaché à ce poteau en bois, après m'avoir proposé de me bander les yeux, et m'avoir octroyé une dernière cigarette. Je refuserais que l'on me cache la mort, mais je ne verrais pas ces canons de fusils, non, la dernière image que j'emporterai avec moi, ce sera toi.

S'il te plait, mon amour, ne pleure pas trop pour moi. Je veux que tu te rappelles juste tout nos instants passés ensemble. Je veux que tu te souviennes de ces après-midi au lac, allongé à l'ombre de ce grand saule pleureur, à imaginer notre vie future.

Voilà, je vois les premiers rayons du soleil qui percent les branches de l'arbre sous lequel nous avons passé notre dernière nuit. Il est temps pour moi d'écrire mes derniers mots, et de m'en aller pour ne plus jamais revenir. Ils vont peut-être me tuer toute à l'heure, surpris, sans doute, que je me livre aussi facilement à eux. J'imagine leurs sourires sadiques, leur plaisir malsain à fusiller un de ces « résistants » qui empêche le nazisme complet en France. Mais je ne veux pas te faire penser à ces tristes images. Ils me tueront peut-être, mais ils réveilleront un géant qui sommeille, et qui a un pouvoir dont ils n'ont pas idée. Ils me tueront peut-être aujourd'hui, mais dans quelques jours, la réplique de nos amis se fera, brutale et sanglante. J'ai bon espoir que nos Alliés arrivent bientôt. Je ne serai pas mort pour rien.

Il est temps pour moi de clore cette lettre. De toutes les choses qui ont pu m'arriver dans ma vie, tu es de loin la plus belle. Je veux que tu saches que je t'aime, par delà la mort. On m'a dit un jour que dans tout l'univers, qu'une seule personne était celle que l'on pouvait appeler « âme-s½ur », que l'on nommait « Bachert ». Je l'ai trouvée en toi.

Je déposerai un baiser, juste un, sur tes lèvres, et tu ne te réveilleras pas, mais je veux que tu saches que c'est là le meilleur souvenir que j'emporterai avec moi.

Au revoir mon amour, tu es mon Bachert, je t'aime.

Lucian. »

FIN


Réponse à Yuna : je te répond comme ça car tu ne m'as pas laissé d'adresse de blog ou e-mail ! ^^ Alors oui, je me suis inspirée de la fin du livre de Marc Levy (mon auteur préféré et mon livre préféré de cet auteur ^^) pour écrire ce texte. Beaucoup de personne ont pensé que je m'étais inspirée de la lettre de Guy Mocquet, et tu dois être une des seule à avoir pensé au livre de Marc Levy ! ^^
# Posté le mercredi 16 avril 2008 06:15
Modifié le mercredi 11 juin 2008 08:08

Last day

Last day
Une autre petite créatiOn made in mOi retrOuvée hier ! ^^ Celle-là a été écrite pendant le brevet blanc de maths, en attendant la sOnnerie. Petite histOire écrite en une demi-heure, alOrs ne vOus attendez pas à un chef d'Oeuvre ! BOnne lecture !


Last day


Dernière journée à vivre. Deux amants, deux amours, deux âmes-s½urs, condamnées à vivre leur dernière journée sur Terre. Anthony et Laura, à Paris pour leurs ultimes vingt-quatre heures. A faire ce qu'ils désiraient.

Laura voulait une pluie comme elle n'en avait jamais eu, Anthony l'emmena dans un métro et alluma son briquet sous le détecteur de fumée avant qu'ils ne remontent les escaliers quatre à quatre en se tenant la main et en hurlant de rire.
Anthony regrettait de ne pas avoir eu le temps de voir tous les films qu'il désirait. Qu'à cela ne tienne : ils allèrent au cinéma et changèrent dix fois de salle, saut de pop-corn sous le bras, sans jamais voir la fin des films : pour eux seul les débuts comptaient.

Puis ils crevèrent le plafond de leurs cartes de crédit dans les magasins avant qu'Anthony n'offre une bague de fiançailles à Laura en lui disant qu'il aurait tant voulu qu'ils se marient avant de mourir.

- Comme l'a dit Edith Piaf, Dieux réunit les gens qui s'aiment, avait-elle répondu avec un petit sourire.

Puis le soir, ils s'étaient retrouvés à se promener main dans la main près du bois de Vincennes, la tête de Laura posée sur l'épaule d'Anthony, les yeux rivés vers les étoiles.
Anthony s'arrêta et fit face à la jeune femme :

- Epouse-moi, dit-il brusquement.

Elle répondit qu'il était trop tard pour se marier. Il commença à s'énerver après le monde entier et elle le calme d'un baiser en lui assurant qu'elle était liée à lui pour l'éternité. Puis elle lui chuchota ces trois mots qu'il aimait tant entendre de sa part. Je t'aime.

Ils finirent par s'installer sur l'herbe, et, dans l'ombre de la nuit, il l'aima tendrement.
Au loin, les douze coups de minuit commençèrent à sonner.

Un.
Anthony entrelaça ses doigts à ceux de Laura.
Deux.
Une larme brilla sur la joue de la jeune femme.
Trois.
« J'ai peur, murmura-t-elle ».
Quatre.
Anthony replaça une mèche des cheveux blonds de la jeune femme derrière son oreille.
Cinq.
« Tu es tellement belle, lui chuchota-t-il. »
Six.
Elle lui caressa la joue de sa main.
Sept.
« Merci d'avoir fait de moi la plus heureuse des femmes. »
Huit.
« Je veux que tu saches, commença-t-il. »
Neuf.
« Que par-delà la mort, je t'aimerais toujours. »
Dix.
« Je t'aime tellement, murmura-t-elle. »
Onze.
Leurs lèvres se scellèrent en un dernier baiser.
Douze.

*


Au petit matin, un jogger retrouva un jeune couple tendrement enlacé sur l'herbe. Au même moment, deux anges franchissaient ensemble les portes du paradis.

Car c'est bien connu...

Dieu réunit les gens qui s'aiment...

FIN


Petite note : Au début, j'avais juste en tête le "compte à rebours" final, et j'ai donc brodé autour. Je n'ai pas pensé au pourquoi de leur dernière journée sur Terre, à vous d'imaginer ^^. Pour ceux qui l'auront remarqué (je pense particulièrement à Yuna), plusieurs passages du début sont inspirés du magnifique livre de Marc Levy qu'est Sept jours pour une éternité !
# Posté le jeudi 17 avril 2008 05:35
Modifié le mercredi 11 juin 2008 08:09

Deuxième fic : Viva Las Vegas Chapitre 1

Deuxième fic : Viva Las Vegas Chapitre 1
Allez, je me lance dans ma première fic sur Bones ! J'espère que ce ne sera pas un massacre ^^ Dans cette fic, vous verrez beaucoup d'éléments et de personnages qui faisaient partis d'un épisode de la saison 2 que nous avons tous...adoré je pense, réapparaitrent. Mais je ne vous en dit pas plus et vous laisse découvrir le premier chapitre de Viva Las Vegas !


Viva Las Vegas
Chapitre 1



- Booth, arrêtez de faire la tête, c'est pas ce que j'ai dit...
- Vous m'avez traité de macho sexiste...
- Je n'ai pas dit ça ! J'ai dit que, anthropologiquement parlant, vous étiez le mâle alpha. Et donc que vous pensiez que votre « rôle » entre guillemets est de protéger les femmes, ce qui vous amène à les considérer comme des êtres inférieurs à vous.
- N'importe quoi !
- Ah oui ? Alors pourquoi toute à l'heure quand un homme est venu m'aborder au restaurant, vous l'avez menacé de l'arrêter pour harcèlement sexuel ?
- Bones, c'était pour vous aider...
- Je pouvais très bien me débrouiller toute seule ! Et puis, où allons-nous ?
- Au mémorial de Lincoln. On a un corps pour vous.


Cela faisait un quart d'heure qu'ils roulaient dans le 4x4 de Booth, et douze minutes que celui-ci faisait la tête après une remarque de Brennan.
Enfin, ils arrivèrent. Un ruban jaune avait été déroulé tout autour de la scène de crime, et, bien sûr, les journalistes se pressaient déjà.
L'anthropologue et l'agent du FBI se frayèrent un chemin parmi eux. Plusieurs policiers et autres agents essayaient de les repousser. L'un d'eux les vis enfin et le soulagement se peignit sur son visage. Il agita le bras et vint à leur rencontre.

- Agent Booth, Docteur Brennan !
- Brennan, voici l'agent Carver. C'est lui qui m'a prévenu pour le corps.
- Oui, un jogger a trouvé le corps dans une benne à ordures ce matin.
- Un corps ou un squelette ?
demanda Brennan.
- A vrai dire, on ne sait pas vraiment...Mais venez.

Il les fit passer le ruban jaune et s'approchèrent de la benne à ordures en question. Comme d'habitude, Booth laissa échapper une exclamation dégoutée en sentant l'odeur, tandis que Brennan s'approchait sans gêne.
Le squelette encore recouvert de peau dégageait une odeur abominable.

- Comment se fait-il que personne n'ait remarqué l'odeur avant ? demanda Booth en restant à une distance raisonnable du corps.
- La benne est située à l'écart, et avec toutes les ordures...
- Comment se fait-il que le jogger a pu voir le corps ?
- On pense qu'il était dans un sac poubelle, et, à force de les jeter, de les transporter, avec les SDF qui traînent dans les rues, il a du remonter au-dessus des autres et a du être crevé.
- Sexe féminin, type caucasien. Taille, environ 1m65. Entre vingt et vingt-cinq ans. Morte il y a...environ une semaine je dirais. Des marques sur les phalanges et sur le bassin. Je ne peux pas en dire plus pour le moment. Il faudra que Camille enlève tous les tissus mous.
- D'ailleurs, voilà le camion. Merci agent Carver.


*


- Alors Zach, qu'est-ce qu'on a ? lança Brennan en enfilant des gants.
- Comme vous l'aviez dit, une femme entre vingt et vingt-cinq ans. Le crâne était assez abimé mais j'ai réussit à le reconstituer.
- Qu'est-ce que c'est que cette grosse marque là ?
demanda-t-elle en désignant du doigt une grande marque sur le crâne.
- C'est là que l'instrument a frappé. Contondant, environ cinq ou six centimètres de diamètre. Peut-être une batte de base-ball.
- Envoie le crâne à Angela pour qu'elle fasse une reconstitution faciale. Et où en est-on avec les fichiers dentaires ?
- En cours d'envoi
, annonça Camille an arrivant. Bonjour docteur Brennan.
- Bonjour
, répondit-elle machinalement sans lever les yeux du corps. Et pour ce qui en est des marques sur les phalanges ?
- Je penche pour des violences conjugales. Elle en avait aussi sur le bassin, les côtes et le visage.
- Ou de la boxe...
intervint Camille.
- Cela ne correspond pas aux marques sur les phalanges. Les gants de boxes prévoient les coups.
- Sauf si c'est de la boxe sans gants
, insista-t-elle.
- Il y a aussi des...marques d'usure sur le poignet, murmura Brennan en soulevant le bras du squelette avec mille précautions. Geste répétitif, comme si elle faisait tout le temps...comme ça...mima-t-elle en renversant son poignet.
- Une serveuse ? proposa Zach.
- Peut-être bien.

Angéla et Hodgins arrivèrent en même temps, Angéla riant aux éclats, et Hodgins la couvant comme d'habitude d'un regard amoureux. Ils redevinrent sérieux à la minute même où ils virent les regards des autres « fouines » sur eux.
Au même moment, Booth arrivait.

- Alors les fouines, quelles nouvelles ? lança-t-il d'un ton jovial.

Aussitôt, cinq paires d'yeux le fusillèrent.

- Ok, j'ai rien dit, rectifia-t-il. Alors ?
- J'ai réussit à retrouver un visage, et un nom
, annonça Angéla en tapant sur le clavier de l'ordinateur.

Le visage d'une fille brune apparu. Elle avait de grands yeux noirs et un teint assez mat.

- Voici Sarah Lewis, vingt-trois ans. Elle habite à Las Vegas où elle est serveuse, et, à ses heures perdues, boxeuse. (Camille sourit d'un air fier, que Brennan préféra ne pas relever) Son petit ami a signalé sa disparition il y a une semaine après ne pas l'avoir vue à l'aéroport d'où elle devait revenir après un séjour à Washington.
- Boxeuse...
répéta Hodgins. Ça expliquerait le fait que les larves trouvées sur son corps soient morte. J'ai trouvé des traces de cortisone.

Brennan se tourna vers Booth et ils échangèrent un regard entendu.

- Las Vegas...Boxeuse...Tuée avec un objet contondant, comme une batte de base-ball...résuma-t-elle. Ça fait beaucoup de coïncidences...
- Où travaillait-elle ?
demanda Booth en se tournant vers Angéla.
- Au casino Tangiers, répondit-elle après quelques instants.

Cette fois, Brennan et Booth échangèrent un sourire qui en disait long.

- C'est presque trop facile ! soupira Brennan en secouant la tête.
- Vous voulez bien nous expliquer ? demanda Camille.
- Le Tangiers appartient à « Sweet Pete » Arno, un truand que nous avons fait arrêter lors de notre mission à Vegas.
- Mission où nous nous étions fais passer pour un couple pour pouvoir infiltrer le milieu de la boxe clandestine
, rappela Brennan.
- Tony et Roxie...sourit Booth.

Brennan lui rendit son sourire. L'équipe resta silencieuse puis Camille prit la parole et s'adressa à Booth :

- Tu crois que tu pourrais obtenir de ton chef qu'il vous envoie tous les deux à Las Vegas sous l'identité de...
- Tony et Roxane.
- Voilà. Comme vous avez déjà infiltré ce milieu...Les boxeurs ont-ils su qui vous étiez à l'arrestation d'Arno ?
- Non.
- Alors c'est parfait. Plus tôt vous partirez, mieux ce sera. Nous, nous resterons ici.



- Tu vas en parler à Ruth ?
demanda Angéla à Brennan.
- Je ne vois pas en quoi cela le concerne, répondit cette dernière, yeux rivés sur l'écran de son ordinateur.
- Qui est Ruth ? demanda Booth en entrant dans le bureau de Brennan.
- Son petit ami, expliqua Angéla, plus rapide que Brennan.
- Vous avez un petit ami Bones ? Pourquoi vous ne m'en avez pas parlé ?
- Parce que cela ne vous regarde pas !
répliqua-t-elle. Où en êtes-vous avec les papiers d'identité ?
- Ils arriveront dans la soirée, les billets seront commandés, et nous partons demain...Peut-être devriez-vous avertir Ruth...
- OOOH !!!
s'écria-t-elle, excédée, avant de se diriger vers la sortie d'un pas rapide.

Booth fut plus rapide qu'elle et l'attrapa par le bras. Elle se tourna vers lui et il lui dit, un sourire charmeur aux lèvres :

- Tony et Roxie, the come-back...Viva Las Vegas !
# Posté le jeudi 17 avril 2008 14:13
Modifié le dimanche 22 juin 2008 14:00

Deuxième fic : Viva Las Vegas Chapitre 2

Deuxième fic : Viva Las Vegas Chapitre 2
Viva Las Vegas
Chapitre 2


L'avion avait décollé depuis une demi-heure de Washington quand Booth se tourna vers Bones. Cette dernière était plongée dans ses notes, et il dut toussoter pour lui rappeler sa présence.

- J'ai pensé que nous devions au moins faire ça dans les règles...dit-il en sortant un écrin de sa poche.

Il l'ouvrit. Il contenait deux bagues serties de diamants, magnifiques mais classes sans en faire trop. Il prit la main gauche de Brennan et glissa l'anneau à son annulaire.

- Je nous déclare mari et femme par les liens sacrés du mariage, murmura-t-il.
- Vous ne pouvez pas embrasser la mariée, plaisanta-t-elle.
- Dommage.

Ils se lancèrent un long regard brulant, une moue mi-charmeuse mi-amusée aux lèvres. Brennan finit par rompre le contact et replongea dans ses notes. En laissant toutefois sa main dans celle de Booth.



L'avion atterrit doucement à l'aéroport international McCarran de Las Vegas. A peine eurent-ils posés un pied en dehors de l'avion qu'une vague de chaleur les submergea.
Ils récupérèrent rapidement leurs valises et allèrent chercher un taxi qui les emmena à leur hôtel. Ils avaient carte blanche, Booth avait donc réservé dans un des plus chers hôtels de Vegas la suite nuptiale.
Brennan s'était changée dans les toilettes de l'aéroport. Elle portait maintenant une jupe noire droite et serrée qui lui arrivait juste au dessus du genou sur une ravissante petite chemise blanche à manche courte ballon. Des chaussures à talons noires style années 40 complétaient sa tenue. Elle était tout simplement à croquer. Une Marylin Monroe brune qui ne laissait pas Booth indifférent.

A la minute où ils sortirent du taxi, chacun se glissa dans la peau de son personnage. Booth glissa son bras autour des hanches de sa partenaire tandis qu'elle mettait le sien autour de son cou, et, avec un déhanchement à faire pâlir d'envie n'importe qu'elle danseuse tahitienne, elle suivit son « mari ».

Ils pénétrèrent dans le luxueux hôtel et se dirigèrent automatiquement vers la réception. Le réceptionniste ne put s'empêcher de loucher dans le décolleté de Brennan, ce que Booth remarqua automatiquement. Il toussota.

- Nous avons réservé la suite nuptiale au nom de Tony et Roxane Torrio. Et si vous arrêtiez de loucher dans le décolleté de ma femme, vous pourriez peut-être vérifier.
- Oh Tonyy doucement
, murmura Brennan en se tortillant et en se collant un peu plus contre lui. Je suis sûre que ce monsieur fait très bien son travail.
- Voi...voici votre clé
, bafouilla le réceptionniste en la leur tendant. Le Venetian Resort Hotel vous souhaite un agréable séjour.
- Merci beaucoup.


Ils commencèrent à s'éloigner, suivit par un groom zélé poussant leurs valises. Leur chambre se trouvait au cinquième étage.
Avec un petit « ding », les portes s'ouvrirent.

- Allez viens bébé ! s'écria Booth en soulevant Brennan de terre et en la prenant dans ses bras, comme le veux la tradition.

Ils pénétrèrent ainsi dans leur chambre. Le groom posa ses valises et commença son petit speech.

- Votre chambre est équipée d'un salon avec minibar, écran plat et trois téléphones. Le room-service est ouvert 24h/24. La salle de bains possède un jacuzzi en plus d'une baignoire et...
- Oui, oui, très bien
, l'interrompit Brennan en sortant un billet de cinquante dollars de son décolleté.
- Merci madame.

Le groom sortit, et Booth posa Brennan à terre.

- J'ai cru qu'il allait jamais partir celui-là, marmonna-t-il en commençant le tour de la chambre.

Avec un soupir de soulagement, Brennan enleva ses chaussures et installa son ordinateur portable sur la table basse du salon.
Booth annonça qu'il allait prendre une douche et disparu dans la salle de bains. Pendant ce temps, Brennan s'allongea dans le canapé et soupira d'aise. Elle était à Las Vegas, cour de récréation de l'Amérique, et qui plus est en mission sous couverture avec Booth. Que rêver de mieux ?
Mais pourquoi ne ressentait-elle aucun sentiment de culpabilité à propos de Ruth ?
Juste à ce moment, son portable sonna, montrant le nom de son petit ami. Brennan soupira et décrocha.

- Coucou mon c½ur, c'est moi ! s'écria la voix chaleureuse de Ruth à l'autre bout du téléphone. Je sais que tu m'as dit de ne pas t'appeler pendant la journée, mais j'avais vraiment envie d'entendre ta voix...
- C'est gentil Ruth.
- Je te dérange là ?
- Non, mais je suis un peu fatiguée...
- Trop fatiguée pour sortir ce soir ? Restau, ciné...S'il te plait, dis oui, ça fait longtemps qu'on n'est pas sortis tous les deux !
- Ecoute Ruth...Je ne suis pas à Washington là...
- Ah...Tu reviens quand ?
- Je ne sais pas, c'est pour le boulot...C'est...compliqué...
- Eh Bones !
s'écria au même moment Booth en sortant de la salle de bains, juste une serviette nouée autour de la taille, une autre dans les mains pour se sécher les cheveux. Vu l'épaisseur des serviettes, je vais en demander d'autres pour les ramener ! On voit qu'on est dans un palace !

Brennan baissa la tête et se mordit la lèvre inférieure. Ruth avait sûrement tout entendu.

- Pour le boulot hein ? fit la voix glaciale de son petit ami à l'autre bout du fil. Je vois ça...
- Ruth, ce n'est pas ce que tu crois...
- Ecoute, me dis pas ce que je dois croire ou non ! Et ne me prends pas pour un idiot non plus...
- Ruth...
- C'est bon Temperance...Au revoir...
- Ruth attends !


Mais il avait déjà raccroché. Avec un soupir elle jeta le portable sur la table basse. Booth la regarda d'un air ennuyé :

- Désolé. Je suppose que j'ai tout gâché.
- Ce n'est pas grave Booth
, répondit-elle en agitant la main pour lui faire comprendre de ne pas insister.

Au même moment, son portable sonna de nouveau.

- Brennan.
- Coucou ma chérie c'est Angéla ! Branche-toi sur l'ordinateur portable s'il te plait.

Brennan s'exécuta et quelques instants plus tard toute l'équipe s'affichait sur l'écran.

- Jolie serviette Booth
, commenta Hodgins avec un petit sourire.
- Jolis pectoraux...renchérit Angéla.
- Pourquoi tu m'appelais Angie ? demanda Brennan.
- J'ai fait quelques recherches sur les Arno et devine quoi...Nick Arno, le fils, a été libéré il y a un mois pour bonne conduite.
- Sous liberté conditionnelle ?
- Même pas. Comme quoi l'argent fait tout.
- Super, merci Angie.
- De rien. Sinon....Comment ça se passe Vegas ?
demanda l'artiste plus bas, ce qui était inutile vu que le reste de l'équipe était partie travailler et Booth s'habiller.
- Angie, on vient d'arriver !
- Tu as prévenu Ruth ?
- Non mais...Ce ne sera pas la peine...Il a appelé toute à l'heure...Et je lui ai dit que je n'étais pas à Washington pour le boulot...Et là...Booth est arrivé en parlant fort...
- Aïe. Mais peut-être que c'est un signe pour que tu te rapproche de Booth ?
- Je ne crois pas aux signes Angie.
- Moi je crois que...
- Au revoir Angéla
, coupa Brennan avec un petit sourire en refermant l'ordinateur.

Elle se leva et lissa machinalement sa jupe. Booth revint de la chambre, en chemise blanche et jean, pieds nus.

- On va rendre une petite visite à ce cher Nick ? proposa-t-il.
- Je vais me changer alors.

Elle revint quelques minutes plus tard, vêtue d'un jean et d'une chemise en coton. Booth enfila une veste en jean et glissa son arme à sa ceinture avant qu'ils ne sortent de la chambre.
Brennan essaya en vain de le convaincre de la laisser conduire, avant de se résigner et de s'asseoir sur le siège passager.

Nick Arno vivait dans une grande maison en banlieue de Vegas. Chose étrange, la propriété n'était pas entourée des grilles électriques que possédaient toutes les autres maisons de la rue, mais ce qui arrangeaient bien Booth et Brennan, qui purent entrer sans problème.

- Allez-y doucement avec lui Bones. Je pense qu'il cherchera à s'enfuir mais quand même...
- Vous voulez que je passe par derrière ?
- Non, ce ne sera pas la peine je pense...


Ils gravirent les marches du perron et Booth sonna.
# Posté le vendredi 18 avril 2008 13:29
Modifié le dimanche 22 juin 2008 14:01

Deuxième fic : Viva Las Vegas Chapitre 3

Deuxième fic : Viva Las Vegas Chapitre 3
Déjà le troisième chapitre ! Je sais que beaucoup d'entre vous aimerais plus de scènes Brennan/Booth...Mais j'en ferais ne vous inquiétez pas ! ^^ Pour le moment je me focalise plus sur l'enquête, mais ça arrive ça arrive ! ^^ Et avec Tony et Roxie, on peut s'attendre à tout ! lol


Viva Las Vegas
Chapitre 3



La porte s'ouvrit quelques instants plus tard sur Nick Arno. Il était vêtu d'une chemise grise et d'un jean noir qui avait du voir de meilleurs jours. Et il lui fallut environ cinq secondes pour reconnaitre Booth et Brennan.

- Salut Nick ! Tu te souviens de nous ? s'exclama Booth d'un ton jovial.

Ledit Nick tourna les talons et s'enfuit. Booth entra d'un pas calme dans la maison.

- Ça, c'était le truc à ne pas faire ! le prévint-il.

Nick Arno entra en trombe dans le salon et tomba nez à nez avec Brennan.

- Ravie de vous revoir, lui dit-elle d'un ton aimable avant de lui aplatir son poing sur la figure.

Il s'écroula par terre juste au moment où Booth entrait dans le salon à son tour. Ce dernier jeta un regard à Brennan qui voulait dire « qu'est-ce que je vous avais dit ??? » et elle haussa les épaules en réponse.
Booth se pencha vers Arno et l'attrapa par le col de sa chemise avant de le remettre sur pied. Ce dernier avait plaqué ses mains sur son nez.

- Vous êtes tarée ! s'écria-t-il à l'adresse de Brennan. Vous m'avez sûrement cassé le nez !

Elle s'approcha de lui et attrapa son nez en sang. Arno poussa un hurlement de douleur et elle lui assura qu'il n'était pas cassé, sous le sourire de Booth. L'agent poussa Nick qui tomba sur le canapé, mains toujours plaquées sur le nez.
Brennan s'éclipsa quelques instants et revint avec une poche de glace qu'elle tendit au blessé. Sans même la remercier, il la plaqua contre son nez (la poche, pas Brennan xD) avant de les dévisager pendant quelques instants, son regard passant alternativement de Booth à Brennan avant de crier :

- J'ai rien fait !
- Ça
, répliqua Booth, on en est pas si sûrs...Et puis, on ne t'a même pas encore dit de quoi on te soupçonnait...
- Deux agents du FBI...
- Je ne suis pas du FBI
, le corrigea Brennan avant qu'il ne la fusille du regard. Je suis anthropologue judiciaire !
- Je vois pas ce que c'est...Mais pour que vous débarquiez chez moi et me cassiez le nez, c'est que vous me soupçonnez de quelque chose de grave.
- Pour la dernière fois, votre nez n'est pas cassé !
s'écria-t-elle en levant les yeux au ciel.
- Bones, vous voudriez bien...Me laisser faire s'il vous plait ? demanda d'un ton agacé Booth. Revenons-en à nos moutons...Tu connais cette fille ? demanda-t-il en sortant le cliché de Sarah Lewis de sa poche.

Nick Arno examina la photo pendant quelques instants avant de relever la tête vers Booth, le menton et les yeux provocants.

- Jamais vu.
- Mauvaise réponse...Bones.


Cette dernière attrapa le poignet de Nick et le tordit. Il hurla de douleur. Booth fit signe à sa partenaire de le lâcher et elle obéit.

- On sait qu'elle était serveuse dans le casino de ton père. Et qu'elle boxait sans gants. Je pensais que tu avais arrêté la boxe illégale ?
- Ok, je la connais. Juste comme ça. Mais elle boxait plus pour nous depuis un mois.
- Pour qui boxait-elle ?
- Pour le patron du Harrah's. Notre principal rival. Puisque je vous dis que j'ai rien fait ! Et allez voir son petit ami, Kevin Sweyler...
- Pourquoi ça ?
- Il y a des échos qui disent que ça n'allait pas tellement bien que ça entre lui et Sarah...Il habite au 5489 Russell Road. Mais c'est pas moi qui vous l'ai dit...
- Bien sûr
, railla Booth. Et pour ce qui en est de la boxe clandestine ?
- J'y touche plus depuis que je suis sorti de prison ! Les flics me surveillent même si je ne suis pas sous liberté conditionnelle, alors je préfère pas me faire prendre !
- Bones...
commença Booth en regardant du coin de l'½il sa collègue.
- NON ! s'écria Nick en voyant Brennan s'avancer de nouveau vers son poignet.

L'anthropologue s'arrêta, un petit sourire aux lèvres. Booth souriait lui aussi. Arno n'était qu'une petite ordure pas bien difficile à mater.

- Ok. J'ai pas arrêté.
- Tu pourrais nous faire entrer ?
- Vous ? Vous voulez faire couler mon business ou quoi ?
ricana Arno.
- On est sous-couverture ici. Tony et Roxane. Ça te rappelle quelque chose ?
- Oh ouaais
, murmura-t-il en reluquant d'un coup d'½il appréciateur Brennan. Mais je vous préférais avec la robe noire...
- Le jean c'est mieux pour te botter les fesses
, répliqua-t-elle.

Booth, agacé, claqua des doigts pour rappeler sa présence.

- Donc, tu peux nous faire entrer ou non ?
- Je peux toujours essayer.
- Bien. Appelle-nous pour nous prévenir
, termina Booth en lui tendant une carte où étais inscrit le numéro de leur hôtel.
- Je n'y manquerais pas. Au revoir Roxane.

Brennan leva les yeux au ciel, Booth fusilla Nick Arno du regard et ils sortirent de la maison. En entrant dans la voiture, Booth proposa d'aller voir le petit ami de Sarah.
Une demi-heure plus tard, il était devant sa maison. C'était une petite maison construite de plain-pied. Le jardin, en fait un minuscule carré mélangeant herbes roussies, sable, terre et bouteilles de bières vides, était entouré d'une clôture en grillages.
Booth et Brennan allèrent sonner. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrait sur Kevin Sweyler. Il était blond, les yeux gris. Une barbe de trois jours recouvrait son menton. Il portait un vieux tee-shirt délavé à la gloire d'un groupe de rock des années 80 et un jean troué. De sa main droite il tenait une bouteille de bière à moitié vide.

- Kevin Sweyler ?
- Ouais.
- Bonjour, je suis l'agent du FBI Seeley Booth et voici le Docteur Temperance Brennan. Nous aurions quelques petites questions à vous poser à propos de Sarah Lewis.


- Qu'est-ce qui est arrivé à Sarah ?
demanda Kevin une fois qu'ils furent installés dans le salon.
- On a retrouvé son corps à Washington.
- Oh c'est pas vrai
, murmura Sweyler en se prenant la tête entre les mains. Je savais que ça arriverait.
- Pourquoi ça ?
- Sarah était nerveuse...Tous les soirs elle restait des heures devant les fenêtres. Elle était persuadée qu'on la suivait.
- Pourquoi l'aurait-on suivie ?
- A cause de la boxe. Sarah était pas une méchante fille, mais elle voulait se faire un peu de fric en plus, et la boxe clandestine, ça peut rapporter gros. Seulement elle n'a pas obéit à la règle et elle a gagné un match qu'elle devait perdre.
- C'est pour ça qu'elle est partie à Washington ?
- Oui. Elle avait encore un appart là-bas, reste de ses études, et elle pensait y être en sécurité. Vous pensez que quelqu'un la suivit ?
- On ne sait pas, Mr Sweyler. C'est justement pour ça que nous sommes ici. Et pour ce qui en était de vos relations avec Sarah ?
- Laissez-moi deviner
, ricana Sweyler. Vous avez vu Nick Arno et il vous a dit que ça n'allait pas bien entre nous, pas vrai ?
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
- Cette petite pourriture tournait autour de Sarah. Et comme on sortait ensemble, il faisait croire à tout le monde que je battais Sarah.
- C'est vrai ?
- Bien sûr que non ! J'aimais Sarah !
- Et pour ce qu'il en est de son « travail » au Harrah's ?
- Ça ne m'étonnerait pas que le patron ne soit pas étranger à ce qui est arrivé à Sarah...Vous devriez aller lui parler.
- Nous n'y manquerons pas. Merci pour votre coopération.


Après avoir donné sa carte, ils sortirent et attendirent d'être dans la voiture et sortis de la rue pour discuter :

- Tous se renvoient la balle, commenta Brennan. Et tous ont l'air d'avoir un mobile. Arno voit une de ses boxeuses partir pour le camp adverse, de plus, elle ne veut pas de lui. Sweyler a peur de voir sa copine et déclenche le « si je ne peux pas l'avoir, personne ne l'aura ». Quand au patron du Harrah's...D'après ce que nous a dit Sweyler, il n'était pas content qu'elle gagne le match.
- Alors on va voir au Harrah's ?
- Pourquoi pas.
- Passons d'abord à l'hôtel. Je pense qu'il sera plus apte à discuter avec Tony et Roxie, jeunes mariés, qu'avec Seeley Booth et Temperance Brennan.
- Je pense aussi.


Ils échangèrent un sourire et prirent la direction de leur hôtel.
# Posté le samedi 19 avril 2008 06:16
Modifié le dimanche 22 juin 2008 14:01