1ère fic : Compte à rebours Chapitre 4

1ère fic : Compte à rebours Chapitre 4
Dernier chapitre que vous connaissez, le prochain sera un inédit ! ^^

Compte à rebours
Chapitre 4

Ziva s'assit à la place qu'occupait Tony quelques instants plus tôt. Dès que son regard croisa celui de Brook, elle regretta de ne pas être restée de l'autre côté du miroir.
Le voir à travers une glace et l'avoir en face de soi n'avait rien à voir. Et le fait que Tony ait perdu son calme de façon si spectaculaire ne la rassurait pas du tout.
Tony qui d'habitude était si calme...Qu'avait bien pu lui dire ce dingue pour qu'il s'énerve ainsi ?

- Vous avez l'air très précieuse pour votre collègue...susurra Brook.

Ainsi c'était donc ça. Brook avait dit quelque chose sur elle à Tony qu'il n'avait pas apprécié.

Ziva ne répondit pas, jeta un coup d'½il au dossier, puis releva la tête et dit :

- Alors, monsieur Brook...Où en étions-nous ?

*


- Café ?

Ziva releva la tête de son bureau sur lequel elle était couchée depuis une heure. Tony agitait un gobelet du précieux liquide noir sous son nez.
L'israélienne se frotta les yeux et lui sourit. Elle le remercia et prit le gobelet des mains.

- Beignet aux framboises ? demanda à nouveau Tony en sortant comme par magie de derrière son dos un sachet en papier.
- Tony je t'aime ! s'exclama Ziva.

Puis, se rendant compte de ce qu'elle venait de dire, et en voyant l'immense sourire qu'affichait désormais Tony, elle rajouta précipitamment :

- Enfin, c'était façon de parler bien sûr ! Je t'aime beaucoup comme un ami !
- Je sais Ziva !
(Il posa une fesse sur le bureau de sa partenaire) Sinon...comment te sens-tu ?
- Epuisée. C'est la première fois que j'ai affaire à ce genre de types. Le dernier interrogatoire m'a achevée. J'ai l'impression de me battre contre lui, et de ne pas arriver à le dominer.
- Je peux te proposer quelque chose... ?
- Si ce n'est pas un massage, ce n'est pas la peine de me le proposer...


Tony lui sourit et pointa son index sous son nez, approcha son visage près du sien et murmura :

- Quelque chose de beaucoouuup mieux...
- Tony...
menaça Ziva.
- Tout de suite tu penses à ça ! s'exclama-t-il en se redressant. Comme si je ne pensais QU'A ça !
- Mais tu ne penses QU'A ça !
- Oui bon...
- Alors, c'est quoi ton truc beaucouuup mieux qu'un massage ?
- Feu de caaamp...
murmura-il, un grand sourire au visage.
- AH NON !!! hurla-t-elle.

Tous les agents qui étaient encore là se tournèrent vers elle. Mais elle n'y prêta pas attention et siffla à l'attention de Tony :

- Ton feu de camp, tu sais où tu peux te le mettre ?
- Je vais mettre ta grossièreté sur le compte de la fatigue...Et je suis tellement gentil que je vais t'octroyer ce massage...
- Tony...si Gibbs arrive, on va avoir de gros ennuis toi et moi...


Sans se préoccuper de ce que disait la jeune femme, il se plaça derrière elle et commença à masser son coup.
Aussitôt, il sentit la belle israélienne se détendre, et des soupirs de plaisir s'échappèrent de sa bouche.

*


Gibbs était partis se chercher son dixième café de la journée et revenait vers son bureau. Il avait travaillé toute la journée avec McGee en essayant de trouver une piste, sans succès.
Il s'en voulait, car il n'était pas vraiment concentré dans son travail. Il savait que Tony et Ziva avait du mal avec Brook. Il en avait eu aussi, et avait faillit abandonner. Mais il avait confiance en ses deux agents. Ils étaient très doués, et très soudés. Un peu trop même parfois.

Il était plongé dans ses pensées et arrivait presque à l'endroit où se trouvait leurs bureaux quand il entendit une voix de femme dire, la voix remplit de plaisir :

- Hmm, oui comme ça, ça fait du bien...Tu es vraiment doué Tony !!

Gibbs fronça les sourcils. C'était la voix de Ziva...Et elle parlait à Tony...Mais qu'est-ce qu'ils fabriquaient ? Non, quand même pas...

- Et là c'est pas mieux ? demanda la voix de Tony.
- Ooh siii, c'est encore meilleur ! Aaah, t'as vraiment du faire ça toute ta vie !

Gibbs s'approcha d'un pas rapide des bureaux, craignant ce qu'il allait découvrir. Soulagé, il vit Ziva assise à son bureau, tête baissée, Tony lui massant le cou et les épaules.

Gibbs toussota, et les deux agents se redressèrent, comme piqués par une aiguille. Dès qu'ils le virent, les joues de la jeune femme se colorèrent d'une jolie teinte pivoine, et le visage de l'italien se décomposa.

- Vous devriez parler moins forts, tous les deux...
- Désolée, Gibbs...
- Ouais, désolé patron...
- Comment s'est passé la journée ? Il a avoué quelque chose ?
- Rien. Il parait insensible.


Voyant que ses deux agents paraissaient épuisés, ce qui n'était guère étonnant, vu l'heure tardive qu'il était, Gibbs les renvoya chez eux, malgré les protestations des deux concernés.


Ziva déverrouilla sa Mini rouge, et Tony sa Mustang. Puis l'italien s'arrêta avant d'ouvrir la portière et se tourna vers son équipière :

- Je peux venir chez toi ?
- Pourquoi ?
demanda l'israélienne avec un regard de surprise.
- Disons que je ne me sens pas d'attaque à rentrer tout seul chez moi ce soir...
- Tony...
dit-elle d'une voix lourde de sous-entendus.
- Noon !!! Rien de pervers je t'assure ! Juste une soirée entre amis.
- Pour ça, ma porte te sera toujours ouverte. Monte.


Avec un sourire, Tony se glissa dans la Mini de Ziva, et ils sortirent de l'enceinte du NCIS.

*


La clé tourna dans la serrure et la porte s'ouvrit. Ziva et Tony entrèrent dans l'appartement de la jeune femme.
Elle alla directement à la cuisine, après avoir toutefois invité Tony à aller s'asseoir dans le salon. L'italien connaissait très bien l'appartement de sa coéquipière, vu le nombre de fois où il était venu.

Ziva revint quelques instants plus tard, portant deux verres de vin. Elle rejoignit Tony dans le canapé et ils trinquèrent.

La soirée ne faisait que commencer.

# Posté le mardi 18 mars 2008 11:07
Modifié le dimanche 22 juin 2008 13:55

1ère fic : Compte à rebours Chapitre 5

1ère fic : Compte à rebours Chapitre 5
Eh, eh, petit cinquième chapitre qui je pense vous plaira ^^

Compte à rebours
Chapitre 5

- On joue à « Je n'ai jamais » ? proposa Tony après avoir avalé une gorgée de vin.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Oh, c'est un jeu très simple. Une des deux personnes commence sa phrase par « Je n'ai jamais... » et la termine avec ce qu'elle n'a jamais fait. L'autre personne dit alors si elle a déjà fait cette chose ou non.
- D'accord. Commence.
- Alors...Je n'ai jamais...Fait l'amour dans un camion d'armements !


Ziva lui jeta un regard exaspéré, tandis qu'il souriait, très fier de lui.

- Tony !
- Le jeu Ziva, le jeu...
- D'accord. Je l'ai fait. Je n'ai jamais...Participée à un concours de tee-shirts mouillés !
- Moi non plus...Je n'ai jamais...Posé nu dans un magazine !
- Moi si !
s'exclama l'israélienne.

Tony la regarda avec des yeux ronds, sous le rire de la jeune femme.

- Quel magazine ?
- Oublie tout de suite Tony...Je n'ai jamais...


Elle réfléchit quelques instants puis ses yeux pétillèrent d'amusement et elle déclara d'une voix où perçait une certaine moquerie :

- Je n'ai jamais dragué un travesti en croyant que c'était un homme ou une femme !
- C'est le bleu qui te l'a raconté je parie !
s'exclama Tony. Je vais le tuer...
- Le jeu Tony...
- Si tu y tiens...


Il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme. Un frisson la parcourue, et elle se sentit perdre pied. Ils ne pouvaient pas...Ils ne devaient pas...

- Je n'ai jamais embrassé ma collègue de bureau en dehors d'une mission...Et pourtant Dieu sait si j'en ai envie...souffla-t-il en s'approchant un peu plus de la jeune femme.
- Tony, murmura-t-elle à son tour...
- Je sais Ziva...Tu pourras me trouver toutes les interdictions du monde, mais le fait est que je le veux, c'est tout... Et toi aussi, je le sais...
- Tony...Si je te ne résiste pas maintenant...A quoi pourrais-je te résister ensuite ?
- Je ne veux pas que tu me résistes...


Les dernières protestations de Ziva disparurent à l'instant même où les lèvres de l'italien capturèrent les siennes.
Ziva essaya de résister quelques instants avant de s'abandonner complètement. Elle glissa ses bras autour de la nuque de l'italien et l'attira un peu plus à elle.
La main du jeune homme remonta sur sa cuisse, puis sur sa taille et passa sous son tee-shirt. Ce fut quand elle effleura la peau bronzée de la belle israélienne qu'une sonnette d'alarme se déclencha dans la tête de Ziva.
Elle repoussa brusquement Tony et se décala de lui pour se retrouver à l'autre bout du canapé.

- Tony...Non. Ce n'est pas bien. On ne doit pas.
- Si c'est à cause de la règle n°12...
- Il n'y a pas que cette stupide sacro-sainte règle que Gibbs a instaurée ! Tu imagines les conséquences si on sortait ensemble ? On mettrait en danger toute l'équipe en mission, en voulant se protéger l'un l'autre ! Tony...
- Ziva...
- Je t'en prie...Va-t-en.


Il la regarda avec surprise. Elle soutint son regard quelques instants puis détourna les yeux et replia ses genoux contre sa poitrine.
Sans un mot, il se leva du canapé et sortit de l'appartement en refermant doucement la porte derrière lui.
Ziva soupira et enfouit sa tête dans ses bras.

- David, tu n'es qu'une sombre idiote, dit-elle alors qu'une unique larme roulait sur sa joue.

*


Ziva courrait derrière Tony dans la rue. Elle l'appelait en criant son nom, mais il ne se retournait pas. Elle essayait de le rattraper mais elle semblait courir sur place et elle le voyait qui s'éloignait toujours plus.
Une horrible sonnerie lui vrilla les tympans et le visage de Calvin Brook apparu. Il éclatait d'un rire mauvais, moqueur et répétait : « Un très beau pion, Ziva. Un très beau pion. Vous auriez été parfaite. Parfaite. Si seulement vous ne l'aviez pas repoussé. Vous êtes piégée ! PIEGEE ! Regardez-le...Il se fiche de vous... ».
Ziva regarda Tony. Une femme venait de le rejoindre. Elle noua ses bras autour du cou de son coéquipier et se leva sur la pointe des pieds avant de déposer ses lèvres sur les siennes.
Puis elle se tourna vers Ziva et l'israélienne la reconnu : c'était Jeanne Benoit, l'ex-petite amie de Tony ! Cette dernière la regarda d'un air moqueur avant de dire : « Il est à moi. Rien qu'à moi. Tu as perdu ! ».
Et cette horrible sonnerie qui continuait...


- TONY ! hurla Ziva en se redressant dans le canapé, couverte de sueur.

Elle repoussa ses longs cheveux bruns en arrière et soupira. Elle avait du s'endormir dans le canapé. La sonnerie continuait. Sonnerie qui s'avérait être son portable.

- Allô ?
- Tout de même Ziva ! fit la voix de Gibbs. Je t'appelle depuis vingt minutes !
- Désolée Gibbs...Quelle heure est-il ?
- Huit heures et demies.
- Huit heures et demies ? OOh...Désolée Gibbs, j'arrive tout de suite !
- Tout va bien Ziva ?


Mais elle avait déjà raccroché.

*


Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur la jeune femme. Elle entra rapidement dans l'open-space, salua l'équipe d'un rapide « bonjour », ce qui surprit tout le monde, étant donné qu'elle était plus joviale d'habitude, et s'installa à son bureau.
Mais ce qui étonna encore plus McGee, ce fut que Tony reste tête baissé, plongé dans un dossier, et ne fasse aucune remarque sur le fait que Ziva était arrivée après lui.
Qu'est-ce qui avait bien pu se passer entre eux ?

- Gibbs, dit Ziva en se levant. Brook a gardé la maison de ses grands-parents après leur mort...Est-ce que vous êtes allé la fouiller ?
- Non...On y avait pas pensé, parce que la maison avait été revendue à un voisin. Tony est-ce que...
- Brook a racheté la maison deux mois avant que tu ne l'arrêtes...Les papiers officiels ont été réellement signés pendant qu'il était en prison...


Gibbs fouilla dans son tiroir et en ressortit son arme.

- McGee, venez avec moi ! Tony, Ziva, continuez l'interrogatoire !

En moins de deux minutes, il ne restait plus que l'italien et l'israélienne. Elle lui adressa un sourire d'excuse, mais il l'ignora et tourna les talons.
# Posté le mardi 18 mars 2008 11:46
Modifié le dimanche 22 juin 2008 13:55

1ère fic : Compte à rebours Chapitre 6

1ère fic : Compte à rebours Chapitre 6
Voila le sixième chapitre qui a su se faire désirer ! ^^ Celui-ci est je pense l'avant-dernier de ma fic. Ou l'avant-avant-dernier, puisqu'il y aura un épilogue ! Bonne lecture !

Compte à rebours
Chapitre 6

Ziva entra dans la salle où se trouvait Brook. Elle posa le dossier sur la table et s'assit sur la chaise, face au tueur.
Cet interrogatoire serait plus éprouvant que les précédents, elle le savait. Le fait que Tony ne lui ai pas adressé la parole l'affectait plus qu'elle ne l'aurait voulue. Mais après tout, elle ne devait s'en prendre qu'à elle : après tout, c'était elle qui l'avait repoussé !

- Vous n'avez pas l'air bien, chère Ziva, susurra Brook. Racontez-moi tout.
- Je ne suis pas là pour vous raconter ma vie !
répliqua-t-elle sèchement. Revenez-en au but de cet interrogatoire. Pourquoi avoir racheté la maison de vos grands-parents ?
- J'y ai passé les meilleurs moments de mon enfance. Elle a toujours eu beaucoup de valeur à mes yeux...Un peu comme l'Agent DiNozzo pour vous, je pense...


Ziva se raidit automatiquement en entendant le nom de son collègue.

- Je pense que la règle n°12 doit être assez dure à supporter, continua Brook sur le même ton détaché.

Mais comment pouvait-il savoir tout cela ? Espérant dissiper son trouble, Ziva attrapa sa bouteille d'eau et en avala une longue gorgée.
Rien n'y faisait, elle n'arrivait pas à se détendre. Voir les yeux noirs du tueur sur elle, les sentir, la paralysait.
Pour ne plus avoir à les regarder, elle se leva et contourna le tueur, avant de se pencher et de murmurer à son oreille :

- Vous avez perdu...Gibbs est en route pour retrouver les cinq corps...Vous allez mourir, et tout ce qui persistera de vous, c'est le souvenir d'un serial-killer qui s'est fait attrapé par l'Agent Leroy Jethro Gibbs...
- Vous croyez ? Mais moi, je sais que je resterais toujours dans votre mémoire comme la personne qui aura réussit à vous percer à jour. Je sais tout de vous, Ziva...


Profitant de son effet de surprise, il lui attrapa le poignet, le tordit et le plaqua contre la table, faisant se courber la jeune femme. Puis il lui murmura à l'oreille :

- Arriver au NCIS juste après la mort d'un des membres les plus importants de l'équipe...Avec en plus votre demi-frère qui avait justement tué cette personne. Savoir que, quels que soient vos efforts, vous ne seriez jamais acceptée comme l'une des leurs à part entière...Et vous aviez raison. Pour Gibbs, vous êtes un agent comme un autre, une avec un peu plus de caractère...Vous faites peur à McGee...Abigail Sciuto et le docteur Mallard sont juste polis avec vous, même si Mademoiselle Sciuto se montre très hypocrite envers vous...Et DiNozzo...Pour DiNozzo, vous n'êtes qu'un challenge de plus, une fille de plus à afficher sur son tableau de chasse, alors que pour vous, c'est tellement plus...Toute votre enfance, vous avez été rejetée...Et maintenant cela continue...Alors rencontrer quelqu'un qui vous comprenne...Cela doit faire tellement de bien...C'est pour cela que je resterai gravé à vie dans votre mémoire.

Les larmes coulaient sur les joues de l'israélienne. Des larmes de douleur et aussi de peine. Elle aurait pu se dégager et le frapper, mais ses paroles l'avaient pétrifiée. Il connaissait ses moindres pensées, ses plus grandes craintes. Il venait de briser en quelques phrases la carapace qu'elle s'était construite lors de toutes ces années.

- Lâche-la espèce d'ordure !

Tony était entré en trombe dans la salle d'interrogatoire. Il attrapa par le col de sa chemise Brook, arracha Ziva à son emprise et colla le tueur contre le mur avant de lui décrocher un coup de poing dans la mâchoire.
Brook accusa le coup sans rien dire, alors que des agents du NCIS se précipitaient dans la salle pour maitriser Tony. Ce dernier lâcha le tueur et se tourna vers sa collègue.
Cette dernière était assise par terre, regardant dans le vide, l'air perdu. Laissant Brook aux bons soins des agents, il s'approcha de Ziva et lui posa sa main sur l'épaule.

- Ça va ? demanda-t-il, l'air inquiet.

Brusquement, elle le repoussa, se releva et sortit comme une furie de la salle d'interrogatoire. Tony hésita quelques instants, puis fit signe aux agents de faire rassoir Brook et de le surveiller, avant de se lancer à la suite de sa collègue.

Il la chercha pendant un bon quart d'heure, avant de la retrouver recroquevillée sur elle-même, à moitié cachée par une grande plante, près d'un escalier. Sans un mot, il s'assit à côté d'elle. Malgré la furieuse envie qu'il avait de la prendre dans ses bras et de la consoler, il savait qu'il devait attendre : si elle en avait envie, elle se livrerait d'elle-même.

Ils restèrent plusieurs minutes dans un silence complet, avant que Ziva ne se décide à murmurer, d'une voix entrecoupée de sanglots :

- Il sait tout de moi. Il connait toutes mes pensées, toutes mes craintes. A moins que Gibbs ne trouve les corps, je ne vois pas comment nous pourrions le faire avouer.
- Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Il m'a dit...Il m'a dit tout ce que j'ai peur d'avouer. Que vous ne me considérez pas comme un membre à part entière. Que, malgré tous mes efforts, je ne pourrais jamais égaler Kate. Que pour Gibbs, je ne suis qu'un agent comme un autre...Que je fais peur à McGee...Que Abby et Ducky sont hypocrites envers moi...Et que pour toi...Pour toi je ne suis qu'un défi comme un autre...


Tony la regarda, abasourdi. Avait-elle réellement toutes ces craintes enfouies au fond d'elle ? Et, pourquoi de telles craintes ?
Il passa un bras autour des épaules de la jeune femme et l'attira contre lui.

- Tu ne peux remplacer Kate, mais tu es un membre de l'équipe Ziva. Un membre de la famille. Kate était comme une s½ur pour moi et Abby, et il en était sûrement de même pour McGee. Pour Gibbs, je pense qu'elle a toujours été un peu plus. Tu ne peux pas la remplacer, mais tu es un membre de la « famille » a part entière ! Pour Gibbs...Tu es comme sa fille ! Pas autant que Abby, certes...Mais il a beaucoup de respect, et il est très fier de toi. Pour McGee...J'espère bien que tu lui fais peur ! Mais tu es tellement plus aussi ! Et comment peux-tu penser que Ducky et Abby sont hypocrites envers toi ? Quand à moi...Ziva...comment pourrais-tu être seulement un « défi » de plus ? Ziva...Tu es tellement pour moi ! Tu as toujours été là pour moi, quand j'en avais le plus besoin...Ziva...Si je t'ai embrassé hier, ce n'était pas pour parvenir à mes fins...Ziva, je t'aime.

Ziva releva la tête en entendant ces derniers mots. Avait-elle bien entendu ?

- Je...Je sais que c'est stupide, continua-t-il. Je sais qu'il y a cette règle que Gibbs a instaurée. Mais je ne peux pas m'en empêcher. C'est en moi, au plus profond de moi. Quand j'étais avec Jeanne...Je ne me sentais pas complètement bien, car tu étais là, et j'avais l'impression de te trahir. Et je comprends que tu m'aies repoussé hier soir. Si tu ne partages pas mes sentiments, je le comprends parfaitement.
- Tais-toi. Si je t'ai repoussé hier soir, c'est parce que j'avais peur. Peur de n'être qu'une fille du soir pour toi. Peur de n'être qu'un moyen en plus pour oublier Jeanne. Tony, je tiens énormément à toi, beaucoup plus que je ne le devrais.


Ziva approcha ses lèvres de l'italien, et leurs lèvres se scellèrent dans un baiser qu'ils avaient tous les deux ardemment attendus et désirés.

- Heureusement que Gibbs n'est pas là, chuchota Tony.

A ce moment, la sonnerie de son portable retentit. Avec un grognement furieux, il le tira de sa poche et regarda. Le nom de son patron était affiché à l'écran.

- Je ne sais pas comment il fait, murmura-t-il avant de décrocher. DiNozzo. Oui patron. Oui. Très bien, je lui dis.

*


Quelques minutes plus tard, Ziva entrait de nouveau en salle d'interrogatoire
# Posté le mercredi 26 mars 2008 16:48
Modifié le dimanche 22 juin 2008 13:56

# Posté le dimanche 30 mars 2008 15:17

1ère fic : Compte à rebours Chapitre 7

1ère fic : Compte à rebours Chapitre 7
Dernier chapitre avant l'épilogue, et bien sur, la fin...='( Fic bientot finie, ça fait bizarre ! En espérant que vous aimerez, bonne lecture !

Compte à rebours
Chapitre 7

Ziva s'assit tranquillement à sa place, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Ses yeux trouvèrent immédiatement ceux de Brook, et elle constata avec satisfaction qu'il avait l'air décontenancé.
Pour la première fois depuis qu'elle était face à lui, elle se sentait supérieure. Et le sang séché sur la lèvre de Brook, rappel du poing de Tony, n'était pas étrangère à cette sensation.

Mais la nervosité qui avait emparé Brook quelques instants plus tôt s'évapora, et il retrouva bien vite son habituel sourire.

- J'espère ne pas vous avoir fait trop de peine, ma chère Ziva...Cela m'attristerais plus qu'autre chose.
- Calvin Brook, né le 18 décembre 1971 Washington D.C, accusé et condamné pour les meurtres de quinze femmes, âgées de vingt à trente ans. Arrêté par l'Agent Leroy Jethro Gibbs du NCIS, et condamné à mort par le Juge Jonathan Monroe. La date de la mort étant fixée au 6 mai, il a été donné comme mission à l'Agent Anthony DiNozzo et à l'Officier Ziva David de vous interrogé afin que vous dévoiliez l'emplacement des cinq derniers corps non retrouvés. Après deux jours d'interrogatoire durant lesquels vous aviez décidé de garder le silence...
- Je sais déjà tout cela, Ziva...Si nous continuons...


Le visage de Ziva était devenu aussi glacial que celui d'un masque de marbre. Elle continuait son monologue d'une voix où perçait une franche détermination, et ne se laissait pas déstabiliser par le sourire de Brook. Elle poursuivit, imperturbable :

- Il nous a été averti par l'Agent Leroy Jethro Gibbs que les cinq corps avaient été retrouvés enterrés dans le jardin de la maison de vos grands-parents. Vous mourrez bien le 6 mai, Monsieur Brook.

Le sourire qu'affichait Calvin disparu à l'instant même. Il sembla se demander pendant plusieurs instants si elle plaisantait ou non, avant d'abattre ses poings sur la table.

- NON ! hurla-t-il. NON !!! VOUS NE POUVEZ PAS...JE...JE SUIS LE MAITRE DU JEU !!! VOUS NE POUVEZ PAS !!!
- Vous aviez raison sur une chose, Mr Brook, ajouta-t-elle en se penchant. J'ai été rejetée pendant toute mon enfance. Mais maintenant, j'ai trouvé ma place. Dans ma famille. Celle du NCIS. Et...J'aime l'Agent DiNozzo. Alors, oui, vous resterez dans ma mémoire. Mais ce souvenir sera si infime que je le considérerai comme inexistant. Adieu Mr Brook.

A cet instant, plusieurs agents du NCIS entrèrent dans la salle et prirent chacun par un bras Brook, avant de l'emmener. Les vociférations du tueur résonnèrent encore longtemps dans le couloir.

Ziva sourit, puis soupira et posa sa tête sur la table. C'était enfin terminé. Où tout cela se serait-il fini si Gibbs et McGee n'avaient pas trouvé les corps ? Bien sûr, il restait encore l'identification à faire, mais il y avait moins d'une chance sur un milliard que l'exécution soit reportée.
Elle sursauta légèrement en sentant deux mains sur ses épaules.

- Je n'aurais pas fait mieux que toi, lui murmura Tony à l'oreille. Allez viens, c'est terminé.

Ziva se leva et l'italien lui passa un bras autour des épaules. Elle posa sa tête contre son épaule et soupira de soulagement.

- Je lui en suis quand même reconnaissant...
- Pourquoi ?
- Combien de temps crois-tu que nous serions restés à jouer au chat et à la souris s'il n'avait pas été là pour m'ouvrir les yeux ?
- Tu ne me verras pas lui faire des remerciements.
- Je n'y comptais pas.
- Bien.
- Bien.
- Tu veux toujours avoir le dernier mot, pas vrai Zee-Vah !
- Exactement.


Tout en continuant à se chamailler, ils sortirent de l'ascenseur et rejoignirent tranquillement l'Open-Space. Assis à leurs bureaux les attendaient Gibbs et McGee.
Gibbs se leva et demanda :

- Où est Brook ?
- Avec les agents, direction la prison, où il se fera rôtir la cervelle. L'enquête est close Gibbs
, répondit Ziva.

Le soulagement se peignit sur le visage de leur patron. Puis il reprit une mine sérieuse et demanda d'un ton sec à Tony :

- DiNozzo, tu peux me dire ce que fait ton bras autour des épaules de Ziva ?

Ledit DiNozzo sursauta, comme piqué par une aiguille, et enleva aussitôt son bras. McGee ne put s'empêcher de sourire. Pas besoin d'être devin pour savoir que quelque chose s'était passé entre ces deux-là pendant l'enquête.

Gibbs partit de l'Open-Space au bureau de la directrice Shepard et Ziva ainsi que Tony s'assit à son bureau. McGee continua de les observer, sourire toujours aux lèvres.
Quelques instants après, Tony et Ziva, dans un mouvement parfaitement synchronisé, lui dirent d'un ton agacé :

- QUOI ?
- Oh rien...Rien, rien...
répondit-il sans se départir de son petit sourire et en se replongeant dans son rapport.

Ziva leva les yeux au ciel et se concentra sur son ordinateur et le rapport qu'elle devait commencer. Quelques secondes plus tard, l'icône « New Message » s'affichait. Elle cliqua dessus.

« RDV chez moi ce soir 20h ? T. »

Aussi discrètement que possible, elle releva les yeux sur lui. Il semblait très concentré dans son rapport. Un petit sourire aux lèvres, elle tapa la réponse.

« Ok. Vêtements spéciaux à porter ? »

La réponse arriva presque aussitôt.

« Pas de vêtements serait tout aussi bien ! »
« Même pas un pyjama ? »
« JE serai ton pyjama ! »
« Tu auras alors l'occasion de voir mon tatouage... »
« QUEL TATOUAGE ???!!! »

Ziva profita se son petit effet et laissa le dernier message sans réponse.
Toute l'après-midi, Tony bouillona d'impatience en attendant qu'ils puissent enfin rentrer chez eux.
Finalement, le soir arriva et Ziva partit la première après avoir souhaité une bonne soirée à tout le monde.

*


A vingt heures précises, elle sonnait chez Tony. Avec un petit soupir, elle arrangea ses cheveux et lissa sa robe noire passe-partout qu'elle adorait.
Le doute lui serrait la gorge. Et si elle était en train de faire une grosse bêtise ? Et si Tony ne l'aimait pas réellement ?

Mais, à l'instant même où il ouvrit la porte, plus beau que jamais dans sa chemise blanche à col italien et en pantalon noir, ses doutes s'envolèrent.

- Alors...quel tatouage Officier David ?
- Vous le saurez bien assez tôt, Agent DiNozzo !
répliqua-t-elle en se jetant à son cou pour l'embrasser.

# Posté le lundi 31 mars 2008 14:03
Modifié le dimanche 22 juin 2008 13:57